Jesu amantissime

Album paru le 12 June 2012 chez Cypres en Musique vocale sacrée : Cultivé en France dès les années 1640, le petit motet fut sous le règne de Louis XIV l’une des deux formes de musique religieuse les plus pratiquées dans le cadre liturgique, aux côtés du motet à grand choeur (ou grand motet), aux effectifs et proportions plus amples. Alors que le motet à grand choeur s’appuie principalement sur des psaumes, le petit motet, destiné à des moments plus intimes de la liturgie, privilégie des textes emprunts d’une spiritualité plus intérieure. À l’aube du XVIIIe siècle, le petit motet constitua un terrain perméable à la mode italienne qui gagnait alors les cercles musicaux. Les motets proposés par les musiciens des Folies françoises proviennent des recueils de 1695, 1699 et 1706, et permettent d’apprécier pleinement l’apport de Campra dans ce genre de musique religieuse qu’il cultiva ainsi durant vingt-cinq ans. Sous sa plume, l'on vit s’estomper peu à peu les barrières du genre entre les domaines religieux et profanes, notamment par une plus grande théâtralisation du discours musical. Proche de la cantate, son homologue profane, le petit motet acquit ainsi un tour plus mondain, amplifié par un goût plus affirmé pour la virtuosité vocale et une dimension plus concertante. Les petits motets de Campra n’en restent pas moins empreints d’une spiritualité profonde, dont cet enregistrement restitue toute l’émotion et l’éloquence, témoignant de la grande sensibilité d’un des compositeurs français les plus captivants. Jean-François Lombard, haute-contre - Jean-François Novelli, taille - Marc Labonnette, basse - Les Folies Françoises - Patrick Cohën-Akenine, direction Cultivé en France dès les années 1640, le petit motet fut sous le règne de Louis XIV l’une des deux formes de musique religieuse les plus pratiquées dans le cadre liturgique, aux côtés du motet à grand choeur (ou grand motet), aux effectifs et proportions plus amples. Alors que le motet à grand choeur s’appuie principalement sur des psaumes, le petit motet, destiné à des moments plus intimes de la liturgie, privilégie des textes emprunts d’une spiritualité plus intérieure. À l’aube du XVIIIe siècle, le petit motet constitua un terrain perméable à la mode italienne qui gagnait alors les cercles musicaux. Les motets proposés par les musiciens des Folies françoises proviennent des recueils de 1695, 1699 et 1706, et permettent d’apprécier pleinement l’apport de Campra dans ce genre de musique religieuse qu’il cultiva ainsi durant vingt-cinq ans. Sous sa plume, l'on vit s’estomper peu à peu les barrières du genre entre les domaines religieux et profanes, notamment par une plus grande théâtralisation du discours musical. Proche de la cantate, son homologue profane, le petit motet acquit ainsi un tour plus mondain, amplifié par un goût plus affirmé pour la virtuosité vocale et une dimension plus concertante. Les petits motets de Campra n’en restent pas moins empreints d’une spiritualité profonde, dont cet enregistrement restitue toute l’émotion et l’éloquence, témoignant de la grande sensibilité d’un des compositeurs français les plus captivants.

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